Depuis quelques années, les vins produits et commercialisés dans l’espace européen peuvent profiter de l’Appellation d’Origine Protégée (AOP). Ce prestigieux label de qualité, qui s’est étendu aux produits viticoles il y a un peu plus d’une dizaine d’années maintenant, a vu en réalité le jour en 1992. Afin de vous aider à mieux comprendre la réglementation européenne dont elle est issue, nous avons choisi de vous parler dans cet article de l’histoire des AOP, des différences existantes entre elles et les AOC ainsi que de leurs cahiers des charges.

Histoire des AOP

Le concept d’Appellation d’Origine Protégée (AOP), comme mentionné ci-dessus, a été créé en 1992. La réglementation européenne, sur laquelle il est basé, s’inspire en réalité de la politique française de valorisation des produits agricoles.

Il s’agit de cette même politique qui avait conduit en 1935 à la création de l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC), qui était au départ applicable uniquement sur l’ensemble des vins et eaux-de-vie élaborés dans l’Hexagone.

Mais même si cette réglementation reprend le même principe que le décret-loi français de 1935, elle ne couvre pas systématiquement le marché du vin dans toute l’Europe. En effet, à sa création, cette dénomination servait principalement à protéger et à contrôler des produits autres que les crus et les spiritueux.

En effet, il faut attendre la réforme de l’Organisation Commune de Marché de 2009 pour voir les vins commercialisés sur le continent européen bénéficier de la première fois de l’Appellation d’Origine Protégée (AOP).

La différence avec les AOC

Les AOC ou Appellations d’Origine Contrôlée, comme expliqué plus haut, sont antérieures aux AOP de plus d’un demi-siècle. Même si ces deux appellations partagent le même principe, à savoir protéger les appellations des produits locaux de la fraude entre autres, elles n’ont aucunement la même portée.

Si la dénomination AOC est destinée aux produits vinicoles élaborés surtout sur le sol français, le label de qualité AOP, créé par l’UE, couvre un espace territorial bien plus vaste, car s’étendant à l’ensemble des pays membres de la communauté.

Néanmoins, en dépit de cette différence, l’une comme l’autre, elles concernent aujourd’hui tous les vins et produits agroalimentaires dont la production, la transformation et l’élaboration sont effectuées dans une zone géographique déterminée – se trouvant en France pour l’un et/ou ailleurs en Europe pour l’autre – suivant un savoir-faire reconnu et un cahier des charges particulier.

Depuis le 1er janvier 2012, les produits autres que les vins français enregistrés au niveau européen ne portent plus que la mention AOP. Seuls les vins étiquetés AOC en France sont désormais autorisés à porter leur signe de qualité locale dans toute l’Europe en lieu et place de l’AOP.

Le cahier des charges

Quel que soit le vin élaboré, transformé et commercialisé en Europe, pour bénéficier de l’AOP, il doit nécessairement être conforme aux exigences définies dans la réglementation européenne sur les appellations viticoles. Celles-ci sont toutes consignées dans un cahier des charges. Il s’agit :

·         du nom du produit et de ses mentions géographiques complémentaires éventuelles ;

·         de la catégorie, de la (les) couleur(s) et de la typicité du produit vinicole concerné ;

·         de la description du vin avec ses caractéristiques chimiques, organoleptiques et analytiques ;

·         de l’aire géographique dans laquelle la production a été effectuée ;

·         de la description des règles de production (matière première, conduite du vignoble, règles d’élaboration du produit…) ;

·         des règles de présentation et d’étiquetage ;

·         etc.

La liste ci-dessus n’est pas exhaustive. Pour consulter une liste complète des exigences définies par l’UE au sujet des appellations viticoles de son espace territorial, vous pouvez vous rendre ici.

Pour aller plus loin…

 
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